Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, une équipe dirigée par le Docteur Thiery Alavo ont mis au point une technologie. Cette nouvelle méthode de lutte contre les vecteurs du paludisme basée sur un ver parasite des larves de moustiques a été présentée à la presse. C’était le samedi 28 janvier 2012, au jardin Botanique du campus d’Abomey-Calavi.
Cette conférence de presse animée par l’équipe de recherche composée du Professeur Edward Platzer de l’Université de Californie, Etats-Unis, du Docteur Thiery Alavo, enseignant chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) et de Zita Abagli, Doctorante à l’Uac aura permis aux professionnels des médias présents de mieux comprendre les avantages de cette découverte.
Selon le Docteur Thiery Alavo, pour lutter contre les moustiques vecteurs du paludisme, des insecticides chimiques sont intensivement utilisés. Cette utilisation des produits chimiques, poursuivra-t-il, a conduit au développement du phénomène de résistance chez les insectes. Cette résistance des moustiques a rendu inefficace les insecticides utilisés dans la lutte contre le paludisme. Aussi, précisent les membres de l’équipe, les insecticides chimiques ont des conséquences néfastes des sur la santé humaine et sur l’environnement.
Ainsi, pour faire efficacement face à ces vecteurs du paludisme tout en protégeant l’environnement ainsi que la santé humaine, le laboratoire d’Entomologie appliquée de l’université d’Abomey Calavi coordonné par le Docteur Thiery Alavo, a réalisé des expérimentations sur les vers qui parasitent et tuent les larves de moustiques. Ces travaux ont abouti à l’identification d’une espèce de ver appelé Romanomernis (Nématose) qui selon l’équipe décime les populations des moustiques qui transmettent le paludisme. « Nous avons mis au point une technologie qui nous permet de produire en grande quantité ce ver. Et durant toute la saison des pluies de 2011, nous avons pulvérisé une fois par mois différents marécages contenant des larves de moustiques. Les résultats sont extraordinaires, car le développement des larves de moustiques est supprimé dans les gîtes traités avec ces vers », a expliqué le Docteur Alavo.
Ce dernier et son équipe attendent le soutien non seulement des autorités béninoises mais aussi des partenaires techniques et financiers afin de mettre en application ces recherches. Car, selon lui la prochaine étape sera celle de la production à grande échelle des vers, la formation des volontaires dans les quartiers.
Chimelle Gandonou

