Que faut-il pour une relation «réussie»? Les incontournables de la sexualité.
Les Préconçus qui planent sur les moyen d’entretenir une relation sexuelle réussie sont en réalité ceux là même qui minent la satisfaction sexuelle du couple. Parfois, ils peuvent même contribuer à l’enlisement des dysfonctions sexuelles. Prenons le temps de les déconstruire.
1. Si mon partenaire n’a pas d’érection, c’est qu’il ne me désire pas
L’érection (l’excitation) et le désir ne sont pas toujours interreliés. Une difficulté à obtenir ou à maintenir une érection ne veut pas dire que l’homme ne désire pas sa compagne ou qu’il a une panne de désir. Il est important de dédramatiser une perte d’érection puisque ces pensées négatives, issues de préjugés millénaires, sont celles qui font s’installer la difficulté.
2. Sans érection, pas de relation sexuelle
Pour certains, l’érection doit survenir avant le début de tout contact sexuel, alors que plusieurs activités sexuelles ne nécessitent pas d’érection. Que ce soit des caresses, génitales ou non, le cunnilingus, le massage érotique ou les baisers langoureux, il faut être créatif. Il serait plus juste de parler de symbiose sexuelle où on laisse le temps au désir, à l’excitation et au plaisir de naître et d’augmenter.
3. Dans une relation sexuelle, il doit y avoir pénétration
L’expression « relation sexuelle complète » reflète bien la croyance que lorsqu’il n’y a pas de pénétration, la relation sexuelle est « incomplète ». Pourtant, la pénétration est une activité sexuelle comme une autre et il est possible d’avoir une relation sexuelle sans pénétration tout comme il est possible de penetrer une femme sans vraiment l’émouvoir. D’ailleurs, pour plusieurs femmes, la pénétration n’est pas ce qui leur permet d’atteindre l’orgasme.
4. L’homme est actif et la femme est passive (ou réceptive)
Trop souvent, les femmes se mettent en position d’attente face à leur partenaire plutôt que de prendre en charge leur propre plaisir. De leur côté, les hommes ont tendance à se mettre trop de pression. Chacun des partenaires est responsable de son propre plaisir, ainsi que du plaisir de l’autre et ne doit pas attendre qu’on le lui demande avant de participer. Nous sommes toujours ceux qui connaissons le mieux notre propre corps et comment lui procurer du plaisir.
5. Une relation sexuelle rapide est nécessairement décevante
Il n’y a pas de durée minimale pour qu’une relation sexuelle soit satisfaisante pour les deux partenaires. Souvent, les gens font l’erreur de ne tenir compte que de la durée de la pénétration, alors que les préliminaires font aussi partie de la relation sexuelle. On parle bien souvent à tort d’éjaculation précoce. La durée importe peu, ce qui compte, c’est le plaisir et la satisfaction mutuellement donnée. D’ailleurs, plusieurs couples apprécient les «encarts rapides» de temps en temps.
6. L’éjaculation met fin à la relation sexuelle
Ce préjugé existe depuis la nuit des temps. Si on croit que la pénétration, qui nécessite une érection, est l’activité principale et indispensable de toute relation sexuelle, il est logique de croire que l’éjaculation et la perte d’érection qui s’ensuit y mettent fin. Cette croyance renforce l’idée que la durée est importante. Pourtant, même si l’éjaculation survient rapidement ou avant que la femme n’ait eu un orgasme, rien n’empêche de poursuivre avec d’autres activités sexuelles.
7. Il faut avoir un orgasme pour être satisfait
Même si l’orgasme est le niveau le plus intense d’excitation sexuelle que l’on atteigne, et qu’il permet le relâchement de la tension sexuelle et, par la suite, une détente, son absence ne veut aucunement dire qu’il n’y a pas eu de plaisir et que l’on ne peut pas être satisfait. Chaque instant de la rencontre sexuelle, du moment où on exprime son désir, à celui des caresses, jusqu’à la montée de l’excitation, a le potentiel de nous donner du plaisir. Une relation sexuelle sans orgasme ou éjaculation peut être très satisfaisante.
8. Avoir un orgasme simultané est important
Plusieurs croient que la norme est d’avoir un orgasme en symbiose avec son partenaire, alors que c’est bien souvent irréaliste. La montée de l’excitation sexuelle ne suit souvent pas la même courbe chez l’homme et la femme. Il faut s’adapter l’un à l’autre et non à un faux standard.
9. Les couples normaux ont des relations sexuelles à chaque semaine
Plusieurs personnes croient qu’il y a une fréquence « normale » de relations sexuelles, alors que le niveau de désir sexuel varie énormément d’une personne à l’autre. Un couple ne devrait pas chercher à ressembler aux autres, mais chercher son propre rythme.
10. Parler durant une relation sexuelle détruit la magie
S’exprimer, que ce soit par des mots ou des sons, durant une relation sexuelle est perçu par plusieurs comme étant anti-érotique, voire même dépouillé de vertu. Par contre, il est irréaliste de croire que l’autre peut deviner ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas. Exprimer ses désirs et son plaisir peut être très excitant pour les deux partenaires et nécessaire à leur satisfaction.
Balbina
