La première journée du championnat national dit de transition a connu la défection de certains clubs de première division qui ont choisi de boycotter la compétition. Cette situation a amené les membres du comité exécutif de la fédération béninoise de football (Fbf) à réaménager le calendrier précédemment établi. Ce calendrier exclut les quatre clubs qui n’ont pas participé à la première journée et les renvoie en division régionale (Troisième division). Ce réaménagement a été fait le mardi 06 décembre 2011 au siège de la Fbf à Porto-Novo.
Le sort de Mambas noirs, Dynamo d’Abomey, Requins et Cifas est désormais scellé. Du moins pour ce qui concerne le championnat national de transition lancé seulement il y a quelques jours. Ils ne font plus partie des équipes qui jouent la compétition pour n’avoir pas honoré de leur présence les rencontres le week-end passé. Le comté exécutif a donc pris ses responsabilités en les mettant de côté pour le moment. De 16 clubs, on en est désormais à 12. A la fin de la saison, aucun club ne descendra en division inférieure. Mieux, les deux premiers clubs de 2è division vont rejoindre l’élite. Ils seront 16 à s’affronter la saison prochaine. Deux descendront à la fin de cette dernière. Aussi, les matchs passent de 240 à 132 et de 30 journées à 22. La compétition prend fin le dimanche 03 juin 2012 avec Asos-Aspac, Us Kraké-Soleil, Panthères-Adjobi pour ne citer que ceux-là. Il est clair qu’à l’allure où vont les choses tous les acteurs du football béninois ne sont pas encore prêts pour fumer le calumet de la paix comme beaucoup le souhaitent. Et cela fonce davantage le football béninois dans la crise. Actuellement, la Fbf dirigée par le président Anjorin Moucharaf se trouve en position de force parce que ceux qui refusent de jouer la compétition sont en minorité. Mais il est possible que d’autres clubs les rejoignent à tout moment. Ce qui veut dire qu’on peut assister au changement du calendrier à chaque journée. Ce qui est sûr, ces clubs n’accepteront pas de jouer la troisième division. Le bout du tunnel à la Fbf n’est pas pour demain.

