Comme nous l’annoncions dans notre parution de vendredi dernier, Manuel Amoros a bel et bien rejoint le Bénin et devrait signer dans les prochaines heures son contrat. Face aux médias, le technicien français s’est montré très intéressé par l’offre qui a lui a été faite par les dirigeants fédéraux et s’est déjà mis dans la peau de sélectionneur des Ecureuils. L’ancien international français compte qualifier le Bénin pour la Can 2013. Lisez plutôt.
Vous venez de rejoindre le Bénin où vous devez signer prochainement votre contrat pour coacher les Ecureuils. Que ressentez-vous ?
Ma première impression c’est qu’il fait chaud avec beaucoup d’humidité comme dans tous les pays africains. Je crois que ça nous fait vraiment plaisir de venir au Bénin. Il y a des négociations en cours. Et je pense qu’à 90% on va être les nouveaux sélectionneurs du Bénin pour pouvoir amener cette équipe dans les meilleures dispositions pour le match contre l’Ethiopie. Parce que c’est un tournant très important. Nous sommes aussi là pour aider le football béninois pour qu’il puisse sortir de la terre africaine. C’est quand même un pays de football qui a déjà participé à trois Can. C’est important. Il faut que ce pays redevienne incontournable dans le football africain.
Visiblement, vous êtes très intéressé par l’offre qui vous a été faite.
Oui. C’est un challenge très excitant pour nous. D’abord, parce que l’Afrique est très connue chez nous. Il y a beaucoup de joueurs africains qui jouent en France. Il y a aussi quelques Béninois qui y sont. Peut-être pas dans de grands clubs mais il y en a qui sont connus. Quand on est gagneur comme moi, il faut qu’on arrive à démontrer qu’avec l’envie et la volonté, on peut y arriver.
Quel est votre objectif à la tête de l’équipe nationale ?
L’objectif c’est de se qualifier pour la Can 2013 et bien sûr pour la Coupe du monde. Il faut être ambitieux dans la vie. Et pour être ambitieux, il faut aller de l’avant. Je crois que le Bénin n’a jamais participé à la Coupe du monde. Donc, ce serait vraiment une première et pourquoi pas ? On est dans un groupe difficile puisqu’il y a le Mali, l’Algérie et le Rwanda. Mais je pense qu’on a les qualités pour pouvoir réussir les qualifications.
Avez-vous une idée de votre effectif ?
On va faire un point avec le président pour avoir une idée de l’effectif qu’il y a surplace. On verra également le championnat local même si ce n’est peut-être pas évident puisqu’il y avait eu rupture. Donc, le championnat reprend petit à petit. On verra ce qu’on peut proposer. Il y a déjà pas mal de joueurs en France. Il y a un leader qui est Stéphane Sessègnon, un joueur incontournable de la sélection béninoise. Il y a également d’autres joueurs qui peuvent faire partie du groupe. Ensemble avec tout le monde, on retroussera les manches. On travaillera pour essayer de bien faire.
Vous êtes là en compagnie de votre adjoint. Est-ce à dire que vous ferez le ménage au niveau du staff technique ?
Non. Il faut qu’il y ait une entente avec les techniciens du pays. Je crois que ce sera un groupe qui va travailler pour aller dans la même direction pour la Fédération et les joueurs. On n’est pas là pour enlever quelqu’un du staff. Ce n’est pas parce que je suis venu avec un adjoint (Ndlr : Nicolas Philibert) qu’on va écarter les autres. On va discuter d’abord avec le président et après, on verra tous les membres du staff. On est là pour que le Bénin soit à la Can 2013 et pourquoi pas à la Coupe du monde.
E.A.B
Voici la fiche technique de Manuel Amoros
Manuel Amoros, né le 1er février 1962 à Nîmes, est un footballeur international français puis entraîneur. Il évolua au poste d’arrière droit du début des années 1980 au milieu des années 1990. Il est considéré comme le meilleur latéral droit français de l’histoire.
Joueur
Ce défenseur latéral (droit ou gauche) d’origine espagnole débute en équipe de France le 23 février 1982 en match amical face à l’Italie. Manuel a 20 ans, et il débute l’une des plus denses carrières du « club France » (82 sélections). Il prend part à la demi-finale de Séville en Coupe du monde 1982 face à l’Allemagne. À moins de 30 secondes de la fin du temps réglementaire, sa frappe s’écrase sur la barre transversale… En 1984, lors du match d’ouverture du championnat d’Europe, il est expulsé pour un coup de tête sur le Danois Jesper Olsen : il écope de 3 matchs de suspension et ne fera son retour qu’en finale, où le sélectionneur Michel Hidalgo le fait entrer en fin de match. Il participera avec brio au mondial au Mexique en 1986 et décrochera la médaille de bronze. Sa carrière professionnelle en club s’envolera au plus haut niveau avec l’Olympique de Marseille (il fait partie de l’effectif vainqueur la Ligue des Champions de l’UEFA en 1993 – réserviste, il n’a pas disputé la finale victorieuse contre l’AC Milan) où il touchera un des salaires les plus élevés de l’époque. Il est également l’auteur du tir au but malheureux lors de la finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1991 lorsque l’OM se fait battre par l’Étoile Rouge de Belgrade à Bari. En 1988, il participera au Jubilé Roger-Milla, son fidèle ami qu’il avait croisé à Monaco. Manuel était un latéral très technique, à l’image des latéraux modernes comme Daniel Alves, débordant sur son côté droit et adressant des centres très précis. Manuel Amoros a joué son premier match en première division le 26 septembre 1980 (Laval – Monaco). Au total, il joue 461 matchs en D1 (voir ses statistiques détaillées à ce sujet). En février 2010 il est élu meilleur latéral droit de l’histoire de l’Olympique de Marseille. Le 12 janvier 2012, il est nommé sélectionneur du Bénin pour une durée de deux ans.
Entraîneur
Manuel Amoros dirige la sélection des Comores en juin 2010 puis en janvier 2011, il est nommé sélectionneur du Bénin.

