Arsenal ne sera pas champion d’Angleterre, c’est une certitude. Mais les Gunners, qui se déplacent à Bolton lors de la 23e journée (21 heures), n’échangeraient en rien leur situation ou leur modèle avec Manchester City. Sur le long terme, ça paiera, est persuadé Ivan Gzadis, DG du club londonien.
L’amour est aveugle, dit le proverbe. Ivan Gazidis n’est pas aveugle. Mais il est très amoureux d’Arsenal. Directeur général des Gunners, Gazidis défend à corps et à cri la politique sportive de son club qui, ce matin, pointe à dix-huit longueurs de la tête de la Premier League. Et, surtout, à six points de Chelsea, quatrième et dernier qualifié virtuel pour la Ligue des Champions 2012/2013. Mais pour l’homme, Arsenal, qui se déplace à Bolton ce soir, est dans le vrai. Arsène Wenger également.
A la réussite sportive récente de Manchester City, le DG des Gunners oppose la philosophie et le sérieux comptable du club londonien, sevré de trophée depuis 2005. « Notre modèle nous empêche de rivaliser avec l’argent du pétrole. Et nous ne pouvons concurrencer les individus super-riches venus de Russie », lance-t-il. Pas la peine de donner les noms. City et Chelsea se reconnaitront. Arsenal repose sur ce qu’il appelle un modèle « durable » . Au risque de se couper de la base et des supporters qui voient les Gunners désormais boutés hors du banquet du Big Four et, au moins ponctuellement, supplantés par Tottenham.
« City aimerait bien être engagé dans trois compétitions »
Arsenal ne sera pas champion d’Angleterre, c’est une certitude. Mais les Gunners n’échangeraient en rien leur situation avec City. – 2 Ce n’est pourtant pas demain que les Gunners changeront de cap. D’autant que l’UEFA et le fair play financier sont censés changer la donne et, imagine lvan Gazidis, avantager les clubs financièrement responsables. « Notre objectif est toujours le même : miser sur les jeunes joueurs. Nous avons un système de développement fantastique et nous avons constamment des jeunes qui sortent », se justifie Gazidis qui assure que gagner n’est pas incompatible avec cette manière de faire. « Notre objectif est toujours de gagner des trophées. Cette année comme avant. Nous sommes toujours engagés dans trois compétitions », lance-t-il avant d’oser une comparaison hasardeuse.
« Vous savez, Manchester City aimerait bien être engagé dans trois compétitions. Ils ne le sont plus. L’argent ne fait pas tout », pense-t-il. Pas sûr que ce petit tacle soit de nature à perturber Roberto Mancini et sa bande qui, s’ils ne sont plus en course en Ligue des Champions, ni en Cup, ont toujours une grosse timbale à aller décrocher avec le titre de champion d’Angleterre (voire l’Europa League). Si l’amour est aveugle, l’argent ne fait pas le bonheur. Mais y contribue grandement.
Maxime DUPUIS / Eurosport

